L'Application du premier phare connecté de Belgique est accessible sur votre smartphone.

01/11/2016

«  L’idée est d’avoir une fenêtre virtuelle et en temps réel sur la Cité ardente, un peu comme ce qui se fait dans les stations de ski. Les images seraient à disposition des citoyens liégeois, mais aussi des canaux de diffusion comme « earthTV ». En plus de mettre Liège en évidence, ce dispositif contribuerait également à promouvoir le Mémorial Interallié de Cointe comme témoin contemporain du premier conflit mondial et comme pôle d’attraction touristique  ». Tels étaient les mots employés par Gilles Foret, président de l’ASBL « Phare de Liège », il y a un peu moins d’un an pour évoquer les nouveaux projets du Phare principautaire.

Onze mois plus tard, ça y est. Une webcam permanente a été installée à son sommet et culmine à 175m d’altitude. Celle-ci, via un fonctionnement à l’aide d’une clé 4G, envoie ainsi une photo toutes les minutes d’une magnifique vue sur la Cité ardente. Et pour visualiser cette webcam permanente sur Liège, deux possibilités : le site internet du phare de Liège, bien évidemment, mais aussi une toute nouvelle application smartphone. «  Cette appli, téléchargeable gratuitement, intègre donc les images de la webcam, mise à jour chaque minute. Mais fournit aussi plein de données, comme la météo, la qualité de l’air, l’ensoleillement, le taux d’humidité, la pression atmosphérique  », détaille celui qui est également conseiller MR à Liège et député fédéral.

Pour réaliser ce projet « 2.0 », 9.000 euros ont été nécessaires. l’ASBL « Phare de Liège » s’est liée à la start-up liégeoise « Crossnode ». Cette dernière se félicite d’avoir mis en place «  le premier objet connecté civique wallon, à destination des citoyens liégeois  ».

L’objectif est aussi d’avoir quelque chose de très visuel. Ainsi, chacun peut alimenter le flux en postant, sur Twitter, des photos de la Cité ardente avec le hashtag #pharedeliege.

Parallèlement à cela, l’équipe de l’ASBL poursuit son long combat pour obtenir les diverses autorisations nécessaires à un fonctionnement permanent du Phare. Mais les procédures administratives (certificat de patrimoine, permis d’environnement, discussions avec les autorités aériennes, etc.) sont longues. L’idée est d’obtenir les autorisations pour pouvoir utiliser le Phare quand on veut, au lieu de devoir introduire une demande à chaque fois. «  Nous voudrions au moins pouvoir l’allumer de manière permanente à partir du 11 novembre, jusque fin janvier, par exemple. Puis de manière plus ponctuelle, comme le 4 juillet, le 21 juillet, la semaine du 4 août en référence aux commémorations de 14-18…  », renchérit Gilles Foret.

Gaspard GROSJEAN

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